D’où viennent les Planches
Deauville est née, comme beaucoup de stations, de la mode des bains de mer au milieu du XIXe siècle. En 1921, la ville organise un concours pour remplacer des cabines en bois datant de 1912, jugées trop abîmées. Le lauréat, l’architecte parisien Charles Adda, propose un ensemble surnommé « les Bains pompéiens » : des cabines pour les bains thérapeutiques et, côté plage, une allée de planches. L’ensemble est inauguré le 5 juillet 1924 en présence de la chanteuse et comédienne Denise Grey, déguisée ce jour-là en Ondine.
La promenade mesurait 444 mètres en 1924. Après plusieurs extensions, elle en compte aujourd’hui 762, selon l’office de tourisme de Deauville.
Les cabines, côté rue
L’établissement d’Adda comptait à l’origine 250 cabines, dont 50 luxueuses avec eau courante chaude et froide, douche ou baignoire, plus un hammam, des salles de massage, un bar, un salon de coiffure et des boutiques, le tout organisé autour de neuf cours intérieures. Aujourd’hui, l’office de tourisme recense 450 cabines de bain à louer à la journée, à la semaine, au mois ou pour la saison, avec trois emplacements possibles : côté plage sur les Planches, côté boulevard autour des petits bassins intérieurs, ou côté bains. Les réservations ouvrent chaque année en janvier à l’Établissement des bains de mer.

Les noms sur les cabines
Depuis 1987, à l’initiative d’Anne d’Ornano, alors maire, les noms des acteurs, réalisateurs et producteurs américains honorés au Festival du Cinéma Américain sont inscrits sur les « lices » qui bordent la promenade. L’office de tourisme parle d’un « Sunset Boulevard à la française ». On peut s’amuser à y chercher les noms de ses acteurs préférés, d’une cabine à l’autre.
Les parasols et leur nœud
Les premiers parasols sont plantés sur la plage en 1875. Aujourd’hui, jusqu’à 480 parasols de couleur fleurissent sur le sable d’avril à septembre, à louer de la journée à la saison. Leur particularité est la façon dont on les replie : la jupe, d’une autre couleur que la toile, est enroulée et nouée autour du mât comme une écharpe. C’est le « nœud deauvillais », qui tient le parasol et protège la toile des coups de vent ; la technique se transmet de chef parasolier en chef parasolier.

La place Claude-Lelouch
La place principale des Planches porte depuis 2005 le nom du réalisateur d’Un homme et une femme, tourné en grande partie sur cette plage et sorti en 1966. Au Normandy, la suite qui a servi de décor au film porte son titre : voir la Suite Un homme et une femme.
Les plages privées du groupe
En séjournant dans l’un des trois hôtels Barrière de Deauville, on bénéficie d’un accès privilégié aux plages privées et aux restaurants de bord de mer du groupe, selon sa présentation. Sur les Planches, il cite Ciro’s (poissons, coquillages et crustacés), le Bar de la Mer, le Bar du Soleil et La Villa sur la Plage, chacun avec sa terrasse. Les conditions (période d’ouverture, transats, réservation) ne sont pas détaillées : demandez-les à la conciergerie.
Ceux qui y sont passés
L’office de tourisme dresse une liste qui donne le ton : de Churchill à Barack Obama, des peintres Kees Van Dongen et Raoul Dufy aux photographes Robert Capa et Peter Lindbergh, de Mistinguett et Joséphine Baker à Claude François, Jane Birkin et Serge Gainsbourg. Et, surtout, des milliers d’anonymes en promenade.
Depuis l’hôtel
Le Normandy se présente à quelques mètres de la mer et des Planches. Le plus simple est de sortir, de traverser vers le front de mer et de parcourir les Planches dans un sens puis dans l’autre. En été, nous préférons le début de matinée ou la fin d’après-midi, quand la promenade est moins dense qu’en milieu de journée.